ROLAND-GARROS

 5 MATCHS DE LEGENDE 

 

Voici 10 matchs restés dans les annales du tennis sur terre battue.

TABLEAU FEMININ

1985 – Finale
Chris Evert (USA) bat Martina Navratilova (USA) : 6/3, 6/7, 7/5
Evert-Navratilova, un grand classique du tennis féminin. Les deux joueuses dominent le tennis mondial depuis pratiquement dix ans. Chris Evert, qui a battu sa grande rivale pour la première fois depuis 1982 quelques semaines avant Roland-Garros, retrouve son terrain favori : la terre battue parisienne. L’américaine compte déjà cinq victoires à son actif à la Porte d’Auteuil.
La finale est à sens unique. Le jeu d’attaque de Navratilova est impuissant face à la finesse de jeu de Chris Evert. Cette dernière mène 6/3, 4/2, deux balles de 5/2. La Tchèque, dans un sursaut d’orgueil, retourne la situation et oblige Evert à disputer une dernière manche. Dos au mur, l’américaine sauve trois balles de break à 5/5 et finit par l’emporter 7/5 après 2h51 minutes de jeu. A la suite de cette victoire, Chris Evert détrône Navratilova de la place de n°1 mondiale.

1988 – Finale
Steffi Graf (ALL) bat Natalia Zvereva (RUS) : 6/0, 6/0
Il ne fallait pas arriver en retard à Roland-Garros. Opposée à la toute jeune Natalia Zvereva, passée professionnelle la même année, Steffi Graf ne fait qu’une bouchée de la Russe. Le score est sans appel : 6/0, 6/0, le tout en 34 minutes, finale la plus courte de l’histoire du French Open.
En 1988, Graf effectue une année exceptionnelle en remportant les quatre tournois du grand chelem. Elle devient ainsi la troisième femme à réaliser le Grand Chelem après Maureen Connolly (1953) et Margaret Court (1970). L’Allemande ne laisse aucune miette à ses adversaires en s’imposant également aux JO de Séoul.   

1996 – Finale
Steffi Graf (ALL) bat Arantxa Sanchez (ESP) : 6/3, 6/7, 10/8
Un grand classique de Roland-Garros. La puissance de Graf face à la défense de Sanchez. La petite espagnole, dotée d’un de jeu de jambes exceptionnel, pousse la n°1 mondiale dans ses derniers retranchements. Par deux fois, l’Espagnole sert pour le match. Steffi Graf finit par l’emporter après 3h04 de jeu dans la finale féminine la plus longue de l’histoire de Roland-Garros.

2000 – Finale
Mary Pierce (FRA) bat Conchita Martinez (ESP) : 6/2, 7/5
Cinq ans après son succès à l’Open d’Australie, Mary Pierce double la mise à Roland-Garros. La Française réalise un parcours incroyable en battant Monica Seles, Martina Hingis (n°1 mondiale) puis Conchita Martinez. Pierce ne se contente pas du simple. Associée à Hingis, elle s’offre également le titre en double. Une quinzaine fabuleuse pour une joueuse qui devra ensuite attendre quatre ans pour remporter un nouveau tournoi.

2001 – Finale
Jennifer Capriati (USA) bat Kim Clijsters (BEL) : 1/6, 6/4, 12/10
L’enfant terrible du tennis américain aura connu une carrière en dents de scie. Annoncée perdue pour le tennis en 1994, Jennifer Capriati effectue son retour à la compétition deux ans plus tard. Il faudra attendre cinq ans pour la voir remporter successivement l’Open d’Australie et Roland-Garros dans un match à couper le souffle contre Kim Clijsters.  

TABLEAU MASCULIN

1982 – Demi-finales
Wilander (SUE) bat Clerc (ARG) : 7/5, 6/2, 1/6, 7/5
Un an après la retraite de Bjorn Borg, la Suède se trouve une nouvelle idole. Mats Wilander, âgé de 17 ans, dispute en 1982 son premier Roland-Garros. Le Suédois réalise l’exploit de battre successivement à partir des 8es de finale Ivan Lendl, Vitas Gerulatis, Jose-Luis Clerc et Guillermo Vilas en 4h42, finale la plus longue de l’histoire du tournoi.
C’est cependant la sportivité du jeune Suédois qui marque les esprits. Face à l’Argentin Jose-Luis Clerc en demi-finales, Wilander est annoncé vainqueur par l’arbitre Jacques Dorfman en quatre manches. Contre toute attente, le Suédois demande à l’arbitre à rejouer la balle match. Le sort du match n’en sera pas changé mais le fair-play du successeur de Borg le fait entrer parmi les grands. Un champion est né. Le Suédois remportera Roland-Garros deux nouvelles fois en 1985 et 1988.

1983 - Finale
Noah (FRA) bat Wilander (SUE) : 6/2, 7/5, 7/6
Avant de pénétrer sur le cours central de Roland-Garros pour y affronter Mats Wilander en finale, Yannick Noah se signe. C’est la première fois, lui qui quinze jours plus tôt s’est fait remonter les bretelles par son entraineur Patrice Hagelauer pour avoir passé la nuit en boîte à la veille du tournoi de Monte-Carlo (élimination piteuse au 1er tour). « Pour la 1ère fois de ma vie, je n’avais pas de plan B. Fallait que je gagne sinon je ne m’en serais pas remis. » Pour accéder à la finale, Noah « digère » Jarryd, Pecci, l’Américain Dupré, l’Australien Alexander, et Lendl. Face au Suédois, il plie le match en 2h24. Mais plus fort que la victoire, c’est l’image du fils Yannick qui tombe en pleurs dans les bras de son père Zacharie, ex-joueur de foot de Sedan. Le champion de Roland-Garros 1983 obtient alors un capital sympathie qui les hisse toujours 25 ans plus tard parmi les champions préférés des Français.

1984 – Finale
Lendl (TCH) bat McEnroe (USA) : 3/6 2/6 6/4 7/5 7/5
Quatre heures de jeu pour une révolution de palais qui s’est jouée sur un « clic » de photojournaliste. L’Américain John McEnroe aborde la finale de Roland-Garros en archi favori en sa position de n°1 mondial, fort d’une saison époustouflante marquée par 82 victoires et 3 défaites. En face, le Tchécoslovaque Ivan Lendl traine une réputation de perdant depuis son échec en finale face à Borg en 1981. Le début de la rencontre confirme ce rapport de force : McEnroe mène 2 sets à 0 au bout d’une heure et demi. Survient alors l’incroyable. Le déclic d’un appareil de photo en tribune de presse parvient à l’Américain qui perd son sang-froid, insulte les médias, et voit le match lui filler entre les doigts. Lendl s’engouffre dans la brèche, retourne la rencontre, et remporte la finale en 4 heures. Le court central de Roland-Garros vient d’être le théâtre d’une incroyable passation de pouvoir entre McEnroe et Lendl au plus haut niveau du tennis mondial.

1989 – 8es de finale
Chang (USA) bat Lendl (TCH) : 4/6, 4/6, 6/3, 6/3, 6/3
C’est l’un des coups de tennis les plus improbables à ce niveau de la compétition. Le jeune américain de 17 ans Michael Chang sert à 4-3 dans la cinquième manche. Pour son second Roland-Garros, il est revenu à deux sets partout après avoir cédé les deux premiers à Ivan Lendl, triple détenteur du trophée. C’est le moment que choisit Chang pour faire le coup du service surprise « à la cuillère ». Le Tchécoslovaque est obligé de retourner en montant au filet, Chang arme son coup droit, passing, et Lendl qui remet dans le filet… Le bourreau de Lendl lève le poing, le public applaudit, et l’image fait le tour du monde. Chang remet le couvert de la déstabilisation sur la balle de match de son adversaire. Il s’avance sur le carré de service poussant Lendl à la double faute. Un festival de ruses que l’on comprend mieux quand on sait que le jeune américain était perclus de crampes pendant les 4h38 de la rencontre. Finalement, il passe les obstacles Agénor, Chesnokov et Edberg en finale pour soulever le trophée.

2004 – 1er tour
Santoro (FRA) bat Clément (FRA) : 6/4, 6/3, 6/7, 3/6, 16/14
C’est le match le plus long de l’ère Open : la rencontre franco-française opposant Fabrice Santoro et Arnaud Clément, au 1er tour de Roland-Garros en 2004, dure 6h35, la dernière manche s'étirant à elle-seule sur plus de 3h… Le match devra se jouer sur deux jours, aux termes desquels Santoro l’emporte. L’année suivante, le record de durée d’un match féminin sera établi au même stade de la compétition à l’occasion de le rencontre Buisson-Van Lottum (4h07).

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